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« Alors qu’elle a vécu des années sans y penser, aujourd’hui cette répétition lui apparaît comme une forme de violence faite au corps, une violence silencieuse capable de la détruire », Les heures souterraines, Delphine de Vigan.

Mathilde a consulté une voyante. Celle-ci le lui a prédit : le 20 mai, sa vie va changer. Et elle en aurait bien besoin car avant ce 20 mai, elle a vécu des mois (années) difficiles, subissant un harcèlement moral destructeur de la part de son supérieur hiérarchique. 

Thibault est médecin ambulant. Il vient de quitter Lila, une femme qui ne l’aimait qu’au lit. Le 20 mai est une journée de plus passée à travers la cité, allant de rhinopharyngites en gastroentérites en passant par les manifestations d’une extrême solitude.

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils sont seulement deux silhouettes qui se croisent en ce jour de mai. Ils sont aussi les personnages principaux d’un roman magnifique qui raconte les violences quotidiennes ou extraordinaires de vies privées de douceur, particulièrement dans les milieux de l’entreprise et de la ville. Une vie où l’on risque de se perdre, de devenir transparent, sans aucun bruit.

Un livre dur mais factuel, une écriture fabuleuse : je file le relire !!!