L_odeur_du_minotaure



"Alors, comme s'il avait ménagé ses dernières forces pour mourir auprès de sa meurtrière, il me rend sa vie. Son œil qui pleurait se retourne et se voile de nacre. Son corps palpitant se fige. Le grand cerf expire, le grand cerf est mort, par la faute de cette femme en armure, et l'innocent ne la tient même pas en haine."

Une jeune femme à carapace féroce sombre peu à peu dans la folie après avoir percuté un cerf alors qu'elle se rendait au chevet de son père mourant.
Marion Richez signe de sa plume poétique un premier roman aussi troublant qu'envoutant. Les images sont fortes de symboles, les scènes décrites magnifiques.

Une lecture très dense qui a la profondeur des ténèbres.